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05-08-2010
Arrêter le tabac pendant les vacances : une bonne idée ?
"Lorsque j’ai pris la décision d’arrêter de fumer, je me suis posé deux questions : comment… et quand ? La méthode : ça a été vite réglé. J’avais une batterie de bons conseils et de substituts nicotiniques !
La question du moment, en revanche, a été plus compliquée. Je pensais que les vacances, période présumée plus calme, étaient le bon moment. Et je me suis plantée !"
Laure, jolie trentenaire aux yeux bleus, éclate de rire. Elle conclut : "Une semaine après le retour au bureau, aux habitudes, aux pauses café, j’ai replongé. Résultat : j’ai pourri mes trois semaines de congés pour des clopinettes…"
Le Dr Charles Brahmy, pneumologue, allergologue et tabacologue à Paris, membre du conseil scientifique de la Mutualité Française, confirme : "On croit que les vacances sont une période propice parce qu’on se dit que, loin du stress, on sera mieux armé pour résister à la tentation d’en “griller une”. Ce n’est pas si simple. Les congés sont souvent synonymes de sorties nocturnes, de réunions conviviales entre amis… Les occasions de fumer sont légion !"
Ce spécialiste pointe également "le risque de replonger dès le retour dans son environnement socioprofessionnel habituel". En fait, "le meilleur moment pour arrêter de fumer, c’est celui que vous choisissez en fonction de votre motivation propre. Il n’y a pas de règle", résume-t-il.
Quand vous vous sentez prêt…
Comment déterminer ce bon moment ? Cela peut être la période des vacances si, par exemple, la pratique d’un sport vous aide à supporter l’absence de cigarette… et si vos amis ne sont pas fumeurs.
Mais vous pouvez aussi vous sentir mieux pour arrêter au travail si vos collègues ne fument pas : ils auront tendance à vous encourager. "Le bon moment, reprend le Dr Brahmy, c’est celui où vous vous sentez prêt à supporter la privation. Tout le reste importe peu."
L’exemple de Laure en atteste : "Un an après mon premier échec, j’ai réduit ma consommation puis j’ai arrêté totalement, raconte-t-elle. Les quinze premiers jours, c’était dur : j’avais l’impression de ne plus savoir travailler. Et je toussais sans arrêt : un comble ! Mais ensuite, j’ai commencé à mieux respirer. Aujourd’hui, ça fait treize mois… et j’ai l’intention de continuer !"
Pourquoi les fumeurs cessent de fumer ?
Une étude réalisée en 2000 pour le ministère de la Santé a permis de cerner les motivations des personnes qui décident d’arrêter de fumer. Ainsi, 46% invoquent les dangers pour la santé, 24% souhaitent en finir avec la dépendance. Quelque 24% mentionnent une grossesse, 19% pointent le prix des cigarettes et 8%, enfin, affirment que leur entourage " y est pour quelque chose".
Besoin d’aide pour arrêter de fumer ? Appeler le 39 35 !
Vous souhaitez abandonner la cigarette mais vous ne vous sentez pas capable d’y arriver seul ? Vous pouvez suivre un programme d’accompagnement personnalisé par téléphone.
Ce dispositif est réservé aux adhérents : pour y avoir accès, il suffit de contacter le 3935 (prix d’un appel local à partir d’un poste fixe), du lundi au vendredi de 9 h à 19 h, en précisant le code d’accès d’Eovi mutuelles présence (vous le trouvez sur votre carte de mutuelle et sur votre espace réservé Internet).
Ce service répond également à toutes vos questions sur les thèmes suivants : le cancer, les maladies cardio-vasculaires, les addictions, le maintien à domicile des personnes âgées ou en situation de handicap, la santé visuelle et les médicaments.